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La reine Margot
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La scène d'ouverture de "La Reine Margot", celle qui met en place tous les personnages. Tournée à la basilique de St-Quentin (Aisne), elle décrit la fastueuse cérémonie de mariage entre Marguerite de Valois et Henri de Navarre, le 18 août 1572. |


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Suivant la traîne de Marguerite : sa mère, Catherine de Médicise et son fils préféré, le duc d'Anjou. C'est elle, l'intrigante, qui arrange le mariage de sa fille en un acte politique susceptible de rapprocher huguenots et papistes. |

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Elle a dix-neuf ans. Elle ne l'aime pas. Margot dira à Henri : "C'est un mariage pour la paix. Personne ne m'oblige à coucher avec vous. Ni à aller m'enterrer en Navarre". Car c'est là que la mère d'Henri, Jeanne d'Albert, a introduit la Réforme prêchée par Calvin. Marguerite, aux moeurs pourtant légères, ne succombera jamais à ces idées nouvelles et restera fidèle à l'Eglise de Rome. |

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Belle, sensuelle, charnelle, Marguerite n'a que dédain pour son époux. Elle demeure très amoureuse de celui que Catherine de Médicis a poussé dans les bras d'une princesse de Clèves : le duc de Guise. C'est par lui, d'une beauté que n'altère pas la cicatrice qu'il arbore au visage, qu'elle se sent toujours attirée. |

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Guise sait... Cynique, il contrarie les attitudes satisfaites de Catherine de Médicis en lui rappelant durant le cortège nuptial : "Un mariage et une guerre, quoi de mieux pour réconcilier les Français ?" Il sait que cette union ne pourra faire reculer les guerres de Religion qui déchirent le pays, qu'elle excite les passions. |

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Dans la nuit du 23 au 24 août, six jours après les noces de Marguerite et d'Henri, Paris assiste au massacre de milliers de protestants, attirés dans la ville par la cérémonie du mariage. C'est la Saint-Barthélemy. Epouse malgré elle d'un homme reconverti de force, elle affronte avec courage la dramatique réalité. |

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C'est pour contrecarrer son frère Charles IX, sanguinaire, à la fois faible et brutal, que Margot entre dans la spirale des intrigues et des complots. |

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Dès le premier jour de leur mariage, Marguerite avait dit au roi de Navarre : "Ne venez pas ce soir dans ma chambre". Elle ne lui donnera pas d'enfants. Il se tournera vers ses conquêtes. Elle, pulpeuse, attirée par les hommes comme d'autres par la lumière, s'offrira à ses amants sans rien leur abandonner. |

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Ami et conseiller de d'Alençon, le frère cadet et préféré de Margot, Joseph de Boniface, comte de La Mole, succombe à celle qu'il considérait comme "une putain malfaisante". Celle qui, prise en otage par sa famille, ne s'interdit ni le luxe, ni la luxure, ni la passion. |

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C'est donc le comte de La Mole, ce protestant, admirateur des idées réformées, idéaliste, qui se sacrifiera pour l'amour de Margot. Un amour qui se nourrit de sang et d'horreur et dont les caresses ressemblent à des contorsions de douleur. |

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Dans cette atmosphère traquée, Henriette de Nevers est l'unique complice et confidente de Marguerite. En sa compagnie, Marguerite, masquée, quitte ses appartements pour parcourir les rues de la ville que les dangers et les inconnus rendent grisante... |

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De lui, Catherine de Médicis dira qu'il sent le bouc ! C'est vrai, Henri de Navarre ne sent pas bon, cela ne l'empêche pas de basculer les courtisantes. C'est vrai qu'on le pense inculte et naïf. Cela ne l'empêchera pas de sauver la vie du roi Charles IX. |

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Par haine de sa mère et celui qu'elle adore plus que tout - son frère, le roi Henri III de Pologne -, Marguerite accepte la raison d'Etat mais complote avec son époux. Elle préférerait voir les honneurs recouvrir son frère cadet, François d'Alençon. |

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Pourtant, c'est lui, Henri III, qui est sacré roi, après l'agonie et la mort de Charles IX, en août 1574. Tout en essayant de s'attirer les grâces de sa soeur, il se méfie de ses intrigues et l'envoie, loin de son époux, mener campagne pour l'élection de d'Alençon au gouvernement des Pays-Bas... |

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Efféminé, délicat, Henri III est très proche de Catherine de Médicis. Elle a fait jouer tout son pouvoir et toutes ses influences pour son accession au trône. Marié à Louise de Lorraine, il ne donnera pas d'héritier au Royaume. A la mort de son frère d'Alençon, en 1584, il laisse la voix libre... à l'ennemi, Navarre, l'époux de sa soeur, la reine Margot. |
